Biographie

Emile Zola

Né le 2 Avril 1840 à Paris, Emile Zola à vécu à Aix-en-Provence de 1843 à 1858. Ses parents sont : François Zola, italien d'origine venitienne, marié en 1939 avec Françoise Aubert, née en île de France.

A la naissance d'Emile Zola, Françoise est heureuse car , comme son mari, âgée de 25 ans de plus qu'elle, elle souhaitait un garçon. En 1843, François, ingénieur, signe un contrat et c'est la raison pour laquelle la petite famille quitte Paris pour aller s'installer à Aix-en-Provence. Malheureusement, il meurt 4 ans plus tard, alors que Emile n'a que 7 ans, laissant sa famille sans argent. A l'age de 12 ans, Emile entre comme boursier au collège Bourbon, aujourd'hui devenu lycée Mignet. Mais il est en retard (en septième à 12 ans), pauvre et a un trés fort accent qui lui donne un défaut de prononciation ("tautillon" au lieu de "saucisson" par exemple). Paul Cezanne devient un de ses camarades : 2 génies en herbe. En effet, le 1er va révolutionner la peinture, et le 2nd, la littérature. Emile Zola devient alors un excellent élève et se passionne pour Hernani, de Victor Hugo et Ruy Blas, ainsi que pour le poète Musset.

A l'age de 18 ans il entre au lycée St Louis à Paris, mais ne supporte pas l'éxil en ville, regrettant la campagne. Il devient alors un "fort médiocre élève" et échoue au Baccalauréat. Il réussit à devennir employé des Douanes mais, ne supportant pas ce travail, il deserte. Commence alors une vie de misère, de logis en taudis. IL passe de la rue "Mr-Le-Prince" à la rue "St-Jacques", de la rue "St-Victor" à la rue "Soufflot"... Il est même contraint à pieger des moineaux pour les faire rôtir et de s'envelopper dans des couvertures pour se réchauffer... C'est ce qu'il appellera plus tard "faire l'arabe". C'est l'angoisse qu'il retrouvera quelques fois dans sa vie. C'est la peur mais aussi la volonté de lutter : "A certaines grosses douleurs, le souterrain brusquement se murait, les parois se resserraient, je restait haletant, pris de rage de vouloir passer outre, et j'entrais dans l'obstacle, je travaillait des pieds, des poings, du crâne, en desespérant de pouvoir jamais traverser cet éboulement".

En 1862, à l'age de 22 ans, il obtient sa naturalisation et entre chez HACHETTE ou il écrit des poèmes dont l'un d'eux est publié dans Le Travail, dont le rédacteur en chef est Georges Clémenceau, 20 ans. Ici, il grimpe vite les échelons et devient responsable de la publicité, ce qui lui permet de rencontrer les grands écrivains de la maison. 2 années plus tard, il présente chez HETZEL ses contes à Ninon et déclare : Mr, trois éditeurs ont refusé ce manuscrit. Pourtant, j'ai du talent".

Il démissionne de chez HACHETTE pour entrer à l'EVENEMENT de Hippolyte de Villemessant, le futur patron du futur FIGARO. Il apprend le métier et tient une chronique de critique picturale. Il defend Manet car il était attaqué par la "foule". Ainsi dit-il " je serais toujours du coté des vaincus" et avoue " si je vaux aujourd'hui quelque chose, c'est que je suis seul et que je hais.".

Plus à l'aise dans le domaine littéraire, il écrit son 1er vrai roman, Thérèse Raquin, en 1867 et ne voit pas d'inconvenients à ce qu'un amis le critique dans le FIGARO : façon comme une autre de le lançer. Il dit que son but est d'étudier les tempéraments et non les caractères (=Leitmotiv de sa vie).

Le 31 Mai 1870, il épouse Gabrielle Meley avec qui il vit depuis 6 années. Ce sera pour lui une compagne fidèle et dévouée. Aussitot après, la France déclare la guerre à la Prusse. Emile Zola craint qu'une victoire renforce l'Empire, mais la République est proclamée. Espérant obtenir le poste de Prefet, il part pour Bordeau ou siege l'Assemblée. Sa nomination se faisant attendre, il retourne à Paris. Après l'écrasement de la Commune, il se consacre entièrement à sa fresque romanesque des Rougon-Macquart, composée de 20 romans, cette histoire naturelle et sociale d'une famille sous le 2nd Empire commence en 1871 par la Fortune des Rougon et se termine en 1893 avec le docteur Pascal.

Le but de Zola est de "coucher l'humanité sur une page blanche" et de bâtir "une oeuvre qui serait une arche immense". Il y consacre sa vie , étudie les physiques, les accents, la vocabulaire... Et quand l'Assommoir (1877) parait enfin, c'est un best-seller ! Mais Emile en choque plus d'un, comme par exemple Victor Hugo :"Je ne veux pas qu'on donne les misères en spectacle. Vous n'en avez pas le droit, vous n'avez pas le droit de nudité sur les malheurs". Pourtant, avec ce roman, Zola connait enfin la prospérité. Il achète même une maison de campagne en 1877, au bord de la Seine, à Medan.

Nana démarre dans Le Voltaire, le 16 Octobre 1879 et connait un succès fou à Paris. Flaubert affirme ainsi : "Nana tourne au mythe sans cesser d'être réelle". Dans les cafés-concerts on chante même "nanaturalisme" et "la femme à papa, c'est Nana".

Malheureusement, en 1880-1881, Zola traverse une grave crise, profondemment affecté par la mort de Flaubert, le maître et ami vénéré, et par celle de sa mère. Dans les années 1890, Zola est de plus en plus attaqué. Le moment n'est plus au naturalisme mais au néo-mystique, au symbolisme. Sur le plan personnel, sa vie est bouleversée : il tombe amoureux de Jeanne Rozerot, une jeune lingère, qui lui donne 2 enfants ; Denise en 1889 et Jacques en 1891. Les Rougon-Macquart à peine achevés, il compose Les Trois Villes : Lourdes (1894), Rome (1896) et Paris (1898). Ce parcours géographique est surtout celui d'un "bilan religieux, philosophique et social du siècle".

En 1888, il avait découvert la photographie et prennait de nombreux clichés, souvent admirables.

Il remet en question aisance et notoriété, en prennant parti pour le Capitaine Dreyfus. Il denonce les odieuses campagnes de la presse contre la République et les juifs. Le 13 Janvier 1898, il publie dans le journal L'Aurore, le célèbre article "J'accuse". Condamné à une lourde amende et à un an de prison, il s'exile en Angleterre ou il restera 1 an.

Il se remet au travail, commence une nouvelle série, les Evangiles, Fécondité, Travail, Vérité, Justice, dans laquelle il bâtit la cité idéale mais qu'il laisse inachevée... Il meurt asphyxié le 29 Septembre 1902 : La cheminée de sa chambre avait été bouchée, volontairement pense-t-on, d'après des témoignages crédibles, par des anti-dreyfusards. Son rôle pour le triomphe de la vérité, étant enfin reconnu, ses cendres sont transférées au Panthéon le 6 Juin 1906. Il avait 62 ans.

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