Objet 2

Qui n'a pas écrit un jour quelques vers sur une feuille ou dans un cahier intime pour exprimer une inspiration soudaine ou un état d'âme ? La poésie a sans doute un caractère universel parce qu'elle est d'abord un acte profondément individuel. En tout cas, ce qui est sur, c'est que pour l'épreuve du Baccalauréat, il s'agit de maîtriser les grandes étapes et les grandes oeuvres de ce genre !

1) Origines

Allons faire un tour du côté de l'étymologie : "poésie" est issu du verbe grec "poiein", faire, créer : la poésie est donc par definition la création, et le poète, un créateur !

Ensuite, vous vous rendrez compte que la poésie a toujours exercé un attrait particulier sur les hommes qui se sont demandé très tôt comment, à partir des mots de tous les jours, on pouvait fabriquer de telles images et provoquer de telles émotions. Naturellement poser ces questions, c'était aussi imaginer les réponses. C'est ainsi que dès l'Antiquité grecque il a été admis que la poésie était d'inspiration divine.

On situe les origines de la poésie dans deux hauts lieux de la Grèce, d'une part en Béotie sur le mont Hélicon et sur le mont Parnasse ; là, les Muses servaient de source d'inspiration à Apollon, le dieu solaire ; d'autre part, on les retrouve en Thrace (au nord de la Grèce) ou résidaient Orphée et Dionysos.

Ce qui est certain, c'est que cette origine mythologique de la poésie permet de distinguer trois grandes orientations dans l'histoire de la poésie :

  • Apollon

Ce dieu de la divination mais amateur aussi de rationel donne à la poésie sa vocation à comprendre par les mots, les mystères qui nous entourent : ainsi, la poésie apollinienne peut apparaître parfois hermétique et réservée à des initiés. De ce point de vue, lorsque Mallarmé proclame que la poésie doit " donner un sens plus pur aux mots de la tribu", il se range derrière le char d'Apollon ( c'était son moyen de locomotion pour faire se lever le jour).

  • Dionysos

Né de la cuisse de Zeus ( ce qui n'est pas commun, reconnaissez-le), Dionysos est aussi le dieu de la vigne : il représente l'ivresse au sens symbolique du terme et son culte est pretexte à de joyeuses fêtes qui se transformeront en représentations théâtrales. Mais derrière cette apparente légèreté, les poètes dionysiaques expriment souvent un sentiment de solitude et d'incompréhension du monde qui les entoure.

  • Orphée

Côté pile: la légende dit qu'il chantait si bien sa poésie en s'accompagnant de sa lyre (d'ou le lyrisme) que les fauves le suivaient en cortège et que les arbres s'inclinaient sur son passage !

Côté face : protégé des dieux, il descendit aux Enfers, chercher Eurydice, sa femme morte, mais la perdit par trop d'empressement à vouloir la contempler ; inconsolable, il revint chanter sa peine chez les vivants ; mais il fut massacré par des femmes de son pays, jalouses de l'amour qu'il continuait de porter à Eurydice !

La poésie orphique ou lyrique exprime donc le souvenir, le regret, la solitude dans un monde difficile à comprendre et à accepter.

2) Le Moyen-Age

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